SIM et Sanders lancent trois usines d’aliments de bétail

Le Groupe privé algérien SIM  actif dans le secteur des industries agroalimentaires et connu notamment pour sa production de pâtes et de couscous et le groupe français Sanders, filiale de Sofiprotéol sont engagés dans un partenriat en vue de réaliser trois usines de fabrication d’aliments de bétail. D’une capacité de production de 100.000 tonnes/an chacune, ces trois unités se situent dans les wilayas de Aïn-Defla, d’Oran  et de Sétif.

Selon le PDG du groupe SIM Algérie, Abdelkader Taïeb-Ezzraïmi, l’usine d’Aïn-Defla dont les travaux ont commencé il y a plus d’un an, démarrera ses activités en septembre 2014. En marge d’une rencontre au salon de l’agriculture à Paris entre industriels des deux pays, M. Ezzraïmi a évoqué les besoins sans cesse croissants de l’Algérie en aliments de bétail les situant actuellement à 800.000 tonnes/an. Le président de Sofiprotéol, Xavier Beulin, a estimé que l’Algérie peut constituer un « hub » pour pénétrer le marché africain en tissant un partenariat gagnant-gagnant avec des partenaires algériens de «très grande qualité » qu’il faudra identifier.

 La concrétisation de ce partenariat montre que malgré toutes les difficultés auxquelles se trouvent confrontés les industriels en Algérie (tracasseries bureaucratiques, rareté du foncier industriel, lourdeurs du système bancaire) les industriels volontaires et patients arrivent à concrétiser leurs projets. La formule 51/49 que d’aucuns brandissent comme un épouvantail ne dérange pas outre mesure les partenaires étrangers déterminés qui peuvent se sentir rassurés en partageant les risques et bénéfices avec un associé algérien sérieux. 

Bien entendu, investir dans la production des aliments de bétail c’est bon ne serait-ce que parce que cela va diminuer la facture des importations et créer des emplois mais cultiver la matière première comme le soja au lieu de continuer à l’importer c’est mieux. Espérons que le groupe SIM et d’autres groupes algériens penseront à investir dans l’amont agricole ou à collaborer avec des agriculteurs locaux pour augmenter la valeur ajoutée et se prémunir contre les fluctuations des prix des matières premières sur le marché international.

 Par ailleurs, la réalisation de grands projets comme ces usines de  100 000 tonnes ne doit faire oublier la nécessité d’aider les petits investisseurs et les PME à réaliser de petits projets dans ce domaine.