Cinq nouveaux projets algéro-saoudiens

La 12e session du Conseil d’affaires algéro-saoudien s’est tenue lundi en marge de la visite du Prince héritier saoudien, l’Emir Mohamed Ben Salmane en Algérie. A cette occasion, le ministre algérien de l’industrie, Youcef Yousfi a relevé que « le volume des investissements n’a pas encore atteint le niveau des aspirations des deux pays, d’autant que l’Algérie compte 700 projets de partenariat, d’un montant de 1.500 milliards de dinars, dans le cadre de partenariats avec des étrangers ». Selon les chiffres avancés à l’ouverture de la rencontre, le montant des investissements saoudiens réalisés en Algérie représente plus de 24 milliards DA dans les secteurs du tourisme (3,4 milliards DA), les services (7,5 milliards DA) et l’industrie (14 milliards DA), des chiffres qualifiés par les deux parties d' »en deçà » des relations politiques.  Le secteur de l’industrie vient en tête de liste des projets de partenariat entre les deux pays avec 12 projets d’une valeur de 14 milliards DA dans les domaines des produits chimiques, le bâtiment, l’agroalimentaire et la sidérurgie.

Le volume des exportations algériennes vers l’Arabie saoudite a atteint durant les premiers mois de 2018 un montant de 3 millions USD contre 560 millions USD d’exportations saoudiennes vers l’Algérie. Il est à rappeler que cinq projets de partenariat conclus entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite dans plusieurs domaines ont été inaugurés, en prévision de leur entrée en service début 2019. Ces projets concernent la chimie minérale, le traitement des minéraux et l’industrie des produits chlorés, de l’hydroxyde de sodium ou la soude caustique et la soude destinée à la purification de l’eau par la société saoudienne « Adwan Chemicals ». Il s’agit également du projet d’industrie pharmaceutique confié à la société saoudienne « Tabuk Pharmaceuticals » avec une capacité de production de 10 millions d’unités. Il a été procédé, en outre, à l’inauguration d’un projet de fabrication du papier hygiénique par la société saoudienne « Paper mill », d’une capacité de production de 30.000 tonnes pour un coût de 20 millions USD et un autre dans le secteur de l’agroalimentaire relatif à la production du jus dans la wilaya de Blida par « Aujan Groupe Holding (AGH) ».

Comme l’a rappelé M. Yousfi, le volume des investissements saoudiens en Algérie reste très en deçà des potentialités que recèle le marché algérien puisque les investissements saoudiens en Algérie  (240 millions USD) représentent moins de 2% du volume global des investissements étrangers dans notre pays (15 milliards USD). Les observateurs voient mal comment la tendance actuelle pourrait être inversée tant que les blocages bureaucratiques et autres qui freinent les investissements saoudiens ne sont pas levés. La loi 51/49 sur l’investissement étranger n’est pas le seul frein. D’autres freins existent et ces observateurs n’excluent pas le sabotage pur et simple de certains cercles au pouvoir sans parler du comportement mafieux de certains « hommes d’affaires » proches du pouvoir qui exigent d’être directement impliqués dans tous les projets d’investissements étrangers qui se présentent.