Condor fabriquera des panneaux photovoltaïques

Un des fleurons du secteur privé algérien, le groupe Benhamadi  vient de lancer un nouveau complexe industriel. Ce dernier produira des panneaux solaires photovoltaïques de 70 W et 284 W pour l’éclairage public, le pompage solaire, l’usage domestique et l’électrification rurale.

Le premier groupe privé algérien, spécialisé dans l’électronique, Condor, dont le siège social est basé à Bordj Bou Arréridj, s’attaque désormais aux énergies renouvelables. Ainsi, son nouveau complexe de panneaux solaires photovoltaïques d’une capacité de 75 mégawatts est entré en production. Fonctionnant dans un premier temps avec 140 agents dont 80% sont de sexe féminin, l’usine tourne avec une cadence de 50 mégawatts.

Produisant des panneaux de 70 W et 284 W utilisés dans l’éclairage public, le pompage solaire, l’usage domestique, l’électrification rurale, et autres domaines, le nouveau complexe (le plus grand en Algérie) est le fruit d’un partenariat avec des sociétés étrangères de renom. Pour le directeur général du groupe, Abdelmalek Benhamadi, ce nouveau créneau représente un des principaux axes de développement de l’entreprise élargissant ainsi son champ d’action. Fixant à moyen terme les 75 mégawatts, l’entreprise un des principaux créateurs d’emploi des Bibans, compte recruter 250 nouveaux agents devant renforcer un effectif appelé à assurer la rotation H24 et démultiplier, par la même, la production. Pour exporter ses panneaux fabriqués selon les standards internationaux, Condor, qui ambitionne de labelliser son module solaire voltaïque, a lancé la procédure de certification CEI 61-215. L’opération est assurée par un organisme allemand de grande notoriété.

Devant faire l’objet d’un processus de contrôle rigoureux, le panneau solaire « made in Algeria » sera ainsi commercialisé sous le label « CEI ». Avec une telle feuille de route, Condor souhaite participer à la mise en place d’une autre industrie recourant aux énergies renouvelables, indispensables pour un vaste pays comme l’Algérie, disposant d’un climat favorable pour un tel segment. Lequel est en mesure d’offrir de l’énergie et l’électricité aux citoyens des zones éloignées, notamment les régions du Sahara, un immense gisement à ciel ouvert. « Condor, qui n’a pas, une fois de plus, choisi la facilité, produit des modules solaires voltaïques de qualité. Dûment testé notre module, qui est fabriqué selon les normes techniques internationales, n’a rien à envier aux panneaux « made in ».

Le rapport qualité prix est pris en considération par l’entreprise qui se prépare à fabriquer en Algérie d’autres composants entrant dans le système solaire photovoltaïque, tels les onduleurs, régulateurs, batteries, le lingot et les cellules solaires. Un bon exemple qui mérite de faire des émules pour sortir le pays de la malédiction de l’import-import et pour créer de la valeur et des emplois dans un pays où le chômage des jeunes risque de constituer une véritable bombe sociale.

Rappelons que le groupe Condor n’est pas à  sa première initiative technologique. En décembre dernier, le président de Condor Electronics avait annoncé la prochaine sortie de deux tablettes en partenariat avec l’Américain Intel. « Nous visons à offrir à nos clients des appareils innovants intégrant les dernières technologies. Nous nous réjouissons de la collaboration avec Intel qui nous a permis une avancée significative en termes de performance et d’autonomie de batterie. Nous avons ainsi la flexibilité nécessaire pour nous adapter aux différents besoin des utilisateurs et du marché » a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Condor a vendu 100.000 produits IT durant l’année en cours et compte élever ce nombre à 500.000 l’année prochaine. Dans le cadre du déploiement de la 3G, nous avons fixé l’objectif d’atteindre 5 millions tablettes et Smartphones. »