Crash d’un drone à Ain Oussera

Selon une source proche du Ministère de la défense nationale, un drone de fabrication chinoise s’est crashé  récemment sur la piste de l’aéroport militaire de Ain Oussera. Il s’agit du drone de reconnaissance et de combat CH4  qui a été développé par la China Aerospace Science and Technology Corporation.

Malheureusement, il ne s’agit pas du premier accident du genre puisqu’un autre drone CH4 a connu un crash similaire sur la base aérienne de Tindouf,  il y a quelques semaines. On ignore les causes de ces crashs. S’agit-il d’incidents techniques mettant en cause l’appareil lui-même ou s’agit-il plutôt d’un manque de maîtrise de l’opération d’atterrissage télécommandée par des techniciens algériens ?  Dans tous les cas, il s’agit d’accidents prévisibles dans cette phase puisqu’il s’agit de vols d’essais prévus par le constructeur.

Ce genre d’accidents vient alimenter les suspicions de certains sur la technologie chinoise qui serait selon eux en retard sur la technologie américaine. Pour rappel, l’armée algérienne a cherché à acquérir des drones américains mais en vain Les conditions américaines sont tout simplement inacceptables. 1. Le matériel proposé est fortement downgradé. 2. Les délais sont trop long vu les procédures politiques d’exportation d’armements dans ce pays où le Congrès subit, en outre, les pressions de lobbies israéliens et pro-marocains. 3. Les Américains imposent une clause de contrôle de leur armement sur le sol algérien qui revient à limiter notre souveraineté.

L’armée algérienne a donc bien fait de se tourner vers la Chine pour cet armement sensible. Même si la qualité des drones chinois est moindre que celle des drones US, il ne faut pas oublier qu’un drone chinois revient à 1 million de dollars quand son homologue américain nous coûterait la bagatelle de 40 millions de dollars. Il n’y a pas de comparaison possible. A ce prix, l’armée algérienne peut se permettre plusieurs dizaines d’unités si elle est satisfaite.

Espérons que ces accidents seront étudiés et donneront lieu à une amélioration tant sur le plan technique que sur le plan de la formation des ressources humaines. On ne dira jamais assez l’importance pour l’ANP de maitriser cette arme du futur que sont les drones d’attaque qui sont en passe de concurrencer dans le futur les avions de combat.

Tout comme le Wing Loong I de l’Institut de recherche et de conception d’avions de Chengdu,  le CH4 a la capacité de porter une charge considérable d’armements.

Les deux drones chinois ressemblent au MQ-9 Raptor, fabriqué aux États-Unis, qui a été utilisé par les agences militaires et de renseignement des États-Unis pour effectuer des missions de surveillance et d’attaque dans des guerres régionales et des opérations contre le terrorisme et les insurrections.

Les deux drones chinois ont été conçus pour être télécommandés par une station au sol au moyen d’un relais satellite.

Mais les versions destinées à l’exportation sont contrôlées seulement par des stations terrestres, ce qui limite leur portée et se conforme aux règlements internationaux en matière de vente d’armes.

Comparé au Wing Loong I, le CH4 est un véhicule aérien télécommandé polyvalent qui peut effectuer un large éventail de missions civiles et militaires, allant de la surveillance des ressources nationales au relais de signal de communication, a déclaré au Global Times, Huang Wei, superviseur du programme du drone.

D’une envergure d’environ 18 m, le CH4 compte quatre mâts situés sous l’aile, lesquels sont en mesure de porter des missiles et des bombes de précision guidées par satellite. Avec les sondes optiques, le drone est également équipé d’un radar de recherche au sol.

« Nous avons mis au point le CH4 pour des ventes à l’étranger. Selon les demandes de nos clients, la majeure partie du fuselage est fabriquée de matériaux composites. Il est léger et a besoin de moins d’entretien dans des environnements adverses », a déclaré le responsable chinois. Avec une portée de plus de 3 500 km, le CH4 sera idéal pour effectuer des missions de surveillance au-dessus de vastes espaces comme le Sahara algérien.