Le chef d’état-major de l’ANP supervise un exercice dans la région de Béchar

Au cours de la quatrième journée de sa visite en 3ème Région Militaire, le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire a supervisé, le 25 mai 2016, l’exécution de l’exercice combiné de tir à balles réelles, qui se poursuit dans sa 3ème et dernière étape. Après l’exécution des 1ère et 2ème étapes au niveau du Secteur Opérationnel Nord de Béchar et du Secteur Opérationnel Centre Fort Akid Lotfi, la 3ème étape de cet exercice a eu lieu  au niveau du Secteur Opérationnel Sud Tindouf. Au début de cette étape et accompagné du Général-major Saïd Chengriha, Commandant de la 3e Région Militaire, le chef d’état-major de l’ANP a suivi une présentation animée par le directeur de cette étape de l’exercice, portant sur le plan d’exécution et les différentes actions de combat à exécuter par un ensemble de formations des forces terrestres, aériennes et de défense aérienne du territoire.

Au champ de tirs et de manœuvres, le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd-Salah a supervisé de près les différentes phases de l’exercice, exécuté avec un haut niveau de professionnalisme, concrétisé à travers une étroite coordination entre les formations engagées et un strict respect du plan d’action et de timing, ainsi qu’une grande précision de tirs, selon un communiqué du MDN. Le communiqué précise que la réussite de cet exercice illustre le fruit d’une rigueur dans la préparation, la planification et l’exécution des différentes actions de combat, tout au long d’une année de préparation au combat, ainsi que la grande conscience des cadres et des éléments de la responsabilité incombée à tout un chacun, qu’est essentiellement la bonne préparation et la permanente disponibilité, en toute condition, à accomplir le devoir de défendre la souveraineté, la stabilité et l’unité de l’Algérie.

Les observateurs estiment que même si cet exercice s’inscrit dans le cadre d’une tradition ancrée depuis plusieurs années consistant à préparer toutes les unités opérationnelles de toutes les régions au combat, il n’en reste pas moins qu’un exercice dans la 3e Région militaire située à la frontière avec le Maroc voisin revêt une importance particulière dans une conjoncture régionale marquée par des tensions politiques de plusieurs ordres. Par ailleurs, des experts militaires n’ont pas manqué d’émettre des critiques quant à certains armements utilisés dans les deux premières étapes de l’exercice qui sont devenus, selon eux, obsolètes comme par exemple les missiles sol-sol Shilka de l’ère soviétique ou les pièces d’artillerie D30 ou encore l’utilisation des Mi-17 pour lancer des roquettes sur des cibles terrestres à une très courte distance. Ces experts s’interrogent par ailleurs sur l’état d’avancement du projet de numérisation du champ de bataille au sein des unités opérationnelles de l’ANP.