La grève des praticiens de la santé publique diversement suivie

La grève initiée par le Syndicat national des praticiens de Santé publique (SNPSP) a été diversement suivie sur le territoire national. Dans la capitale, le taux de suivi aurait été relativement faible. Le président du SNPSP, Dr Lyes Merabet, a expliqué la non adhésion à cette grève dans les établissements hospitaliers d’Alger par le manque d’effectif et la nécessité de garantir le service minimum, notamment au niveau des urgences médicales et de l’Assistance médicale d’urgence (SAMU).

Le Dr. Merabet a fait savoir, en revanche, que le taux de suivi de la grève à l’échelle nationale a dépassé les 75%. Il aurait même atteint les 90 % dans certaines régions ». Le président du SNPSP a tenu à signaler qu’un autre débrayage était prévu pour le 25 avril outre un sit-in devant le Ministère de la Santé le 26 du mois au cas où la tutelle ne donnait pas suite aux revendications syndicales, à savoir la mise en œuvre de l’accord conclu entre les deux parties en mai 2015, l’instauration de la sécurité à l’intérieur des établissements sanitaires et le respect de l’activité syndicale.

Même s’il a fourni d’autres chiffres tendant à minimiser l’ampleur de la grève, le ministère de la Santé a appelé les praticiens de santé publique « à faire preuve de sagesse et de sens de responsabilité », exprimant sa disponibilité à ouvrir un dialogue responsable et inconditionnel » en vue de renforcer les acquis socioprofessionnels du secteur. Pour rappel, le syndicat national des praticiens de la santé publique ne lutte pas seulement pour la défense des droits socioprofessionnels de ses affiliés mais aussi pour la défense des hôpitaux publics plus que jamais menacés par la libéralisation rampante.