La Sonatrach réagit aux pressions européennes

L’Algérie subit ces derniers temps des pressions de la part de ses partenaires européens dans le domaine du gaz. La crise qui sévit en Europe et les perspectives offertes par le gaz de schiste pèsent sur le marché gazier et certains clients comme Gaz de France en profitent pour chercher à réviser les contrats à long terme pour les remplacer par des contrats spot, avec tous les risques d’instabilité induits.

 La Sonatrach ne semble pas déstabilisée outre mesure par ces pressions. En dépit de la crise économique qui sévit dans la région, la Sonatrach n’a pas baissé les volumes de gaz exporté en Europe selon le Pdg du groupe Sonatrach, Abdelhamid Zerguine qui précise dans une déclaration à l’APS, qu’en cas de réduction des exportations vers l’Europe, le gaz algérien reste très demandé notamment en Asie.

«Il n’y a pas eu de baisse de volumes de gaz exporté malgré la crise en Europe. Et s’il y a une baisse, elle sera opérée en commun accord entre Sonatrach et ses partenaires», a-t-il affirmé, lors de la présentation des données techniques du quatrième appel à la concurrence nationale et internationale pour les opportunités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures, organisée aujourd’hui par ALNAFT.

«Nous n’avons jamais eu de gaz invendu. Même si Sonatrach serait obligée de réduire ses exportations vers l’Europe, les quantités retirées de ce marché pourraient être commercialisées en Asie avec des tarifs de 50% plus élevés», a-t-il ajouté.

La réaction du Pdg de la Sonatrach intervient au moment où plusieurs pays asiatiques ont exprimé leurs intentions d’effectuer des approvisionnements en hydrocarbures en Algérie. L’option asiatique pour faire contrepoids aux pressions émanant de l’Europe est rappelée par de nombreux experts algériens, à l’instar de Mustapha Mékidèche qui est allé dans ce sens à l’occasion du dernier séminaire organisé par l’association des ingénieurs de l’IAP sur le thème de la sécurité et de la transition énergétiques.