L’Algérie et le Zimbabwe réaffirment leur soutien à l’UA

L’Algérie et le Zimbabwe ont réaffirmé leur soutien aux efforts de l’Union africaine (UA) dans sa quête de solutions politiques aux crises et conflits en Afrique. Dans un communiqué conjoint rendu public à l’issue de la visite d’Etat en Algérie du président zimbabwéen, Robert Mugabe, du 24 au 26 mars, les deux pays ont réaffirmé « la nécessité d’oeuvrer pour le développement économique et social du continent, dans le cadre notamment du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) » Les deux chefs d’Etat ont, dans ce cadre, réaffirmé leur « soutien » aux efforts de l’UA dans sa quête de « solutions politiques aux crises et conflits en Afrique ». Ils ont aussi réaffirmé la nécessité de « travailler pour rendre l’architecture de paix et de sécurité de l’UA opérationnelle, grâce à la mise en place de la force africaine en attente ».

Les présidents Bouteflika et Mugabe ont, dans ce contexte, salué la coopération sécuritaire « prometteuse » dans la région du Sahel, notamment dans le cadre du processus de Nouakchott. Ils ont exprimé leur « préoccupation » quant à la prolifération des groupes terroristes, du trafic de drogue et de la circulation illicite d’armes dans la région.

Les deux présidents ont réaffirmé leur « engagement » à conjuguer leurs efforts, en vue de lutter contre ces fléaux qui menacent la sécurité et la stabilité dans le continent. MM. Bouteflika et Mugabe ont réaffirmé, à ce propos, leur « soutien » aux efforts de l’UA visant à « lutter contre le groupe terroriste Boko Haram, à travers notamment le mandat accordé à la force multinationale conjointe », exprimant leur « solidarité » avec les pays confrontés à ce fléau. Les deux pays ont réitéré leur « engagement à travailler pour l’adoption de la convention générale sur le terrorisme international et du protocole sur la criminalisation du paiement de rançons aux groupes terroristes ».

Evoquant la situation qui prévaut au Mali, le président Bouteflika a informé son homologue zimbabwéen des efforts menés par l’Algérie pour faciliter le règlement de ce conflit. Pour sa part, le président Mugabe a salué la signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali, rendant hommage au rôle de l’Algérie dans la conduite de la médiation internationale.  Concernant la situation en Libye, les deux présidents ont exprimé leur « profonde préoccupation » devant la détérioration de la sécurité dans ce pays et ses répercussions sur les régions de l’Afrique du Nord et du Sahel. Concernant la question du Sahara occidental, les deux présidents ont réaffirmé leur soutien aux efforts du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et son Envoyé spécial, Christopher Ross, pour parvenir à « un règlement politique juste et durable fondé sur la l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination à travers un référendum libre, transparent et impartial ». « .

Par ailleurs, les présidents Bouteflika et Mugabe ont appelé à une « réforme profonde » de l’organisation des Nations Unies, tout en réitérant leur attachement au consensus d’Ezulwini, pour une participation « plus large et plus active » des pays africains dans le processus de prise de décision au sein de l’organisation onusienne.