Le dernier tronçon de la Transsaharienne

Les travaux de réalisation du dernier tronçon de la route Transsaharienne, situé au Niger, devraient commencer début septembre prochain, a-t-on appris mercredi auprès du Comité de liaison de la route Transsaharienne (CLRT) basé à Alger.

« Pour le tronçon qui reste au Niger, nous sommes actuellement dans la phase du lancement des appels d’offres internationaux, et le début des travaux de réalisation est prévu pour fin août ou début septembre prochain », a indiqué à l’APS, Mohamed Ayadi, secrétaire général du CLRT, une instance qui assure le suivi de la réalisation de la Transsaharienne.

Le tronçon de la Transsaharienne Arlit-Assamaka (221 km) au Niger, dont l’Algérie avait financé les études techniques, est la dernière section de la route panafricaine qui relie six pays africains (Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Nigeria et Tchad) sur un linéaire de 9.400 km km.

Les travaux sur cet axe devaient être lancés il y a trois ans, mais des bailleurs de fonds internationaux avaient suspendu son financement en raison de l’instabilité politique dans le pays.

La Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds de l’OPEP, et les Fonds Koweitien, saoudien et d’Abou Dhabi devraient financer ce projet.

 »Le coût du tronçon nigérien s’élève à quelque 40 millions de dollars, dont 10 millions représenteront la contribution du gouvernement du Niger », a ajouté le responsable du CLRT, une instance créée en 1964 avec pour but de coordonner la réalisation du projet routier panafricain.

Composée d’un axe central Nord-Sud qui s’étire d’Alger à Lagos, la Transsaharienne est conçue pour desservir toute la sous-région du Maghreb et du Sahel à travers quatre branches reliant deux capitales maghrébines (Alger et Tunis) à quatre capitales sub-sahariennes Bamako, Niamey, N’Djamena et Lagos sur une longueur totale de 9.400 km.

La Transsaharienne a pour objectifs essentiels le désenclavement de vastes régions sahariennes du Maghreb et du Sahel, l’intégration économique des pays traversés, mais aussi l’ouverture d’un corridor pour les pays ouest africains sur les ports de la Méditerranée via le réseau routier algérien.