Le FLN n’a toujours pas choisi son candidat pour les présidentielles

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a réaffirmé son engagement à « contribuer efficacement » au succès de l’élection présidentielle du 12 décembre, estimant que l’organisation d’une élection « régulière et transparente » dans les délais impartis était « la solution démocratique idoine » pour sortir le pays de la crise qu’il traverse. Dans un communiqué rendu public mardi au terme de la réunion de son bureau politique, le FLN a réaffirmé son engagement et sa pleine disponibilité à « contribuer efficacement au succès de cette échéance décisive », appelant à « une forte mobilisation de tous les cadres du parti et ses sympathisants en vue de faire de cette étape importante pour l’avenir du pays, une voie sûre vers l’établissement d’un nouveau régime de gouvernance ».

Le parti a exprimé sa « ferme conviction que l’organisation d’une élection présidentielle régulière dans les délais impartis est l’issue idoine et la solution démocratique la mieux indiquée à même de garantir au peuple algérien son droit d’exprimer sa volonté et de choisir son président en toute liberté et souveraineté ». Saluant « l’intérêt accordé à ce rendez-vous électoral par les citoyens qui sont pleinement conscients de l’intérêt de leur patrie et des défis auxquels est confrontée l’Algérie », le FLN a affirmé « miser sur le peuple algérien qui a su faire montre d’un sens élevé de la responsabilité, en toutes circonstances, outre son souci de préserver son unité et ses efforts visant à contrer les plans douteux qui visaient son Hirak pacifique qu’accompagne l’Armée nationale populaire (ANP) avec sagesse et clairvoyance en répondant aux revendications populaires légitimes ».

Cependant le FLN n’a pas donné à ses militants de consignes de vote pour tel ou tel candidat parmi les cinq qui restent en lice pour les prochaines présidentielles. Des observateurs estiment qu’il est fort probable que le FLN se dirige dans les prochains jours à annoncer son soutien à la candidature de l’ancien premier ministre Abdelmadjid Tebboune. D’une part, ce dernier est toujours membre du FLN même s’il a préféré se présenter comme candidat libre, d’autre part, les quatre autres candidats se présentent tous sous le label de leurs partis respectifs et on voit mal le FLN soutenir le cadidat d’un autre parti au détriment d’un candidat qui reste un membre du FLN. Si cette tendance se confirme, elle pourra s’avérer importante pour l’issue de l’élection dans la mesure où le candidat Tebboune pourra tirer profit de l’implantation nationale du FLN sur l’ensemble du territoire national.

Mustapha Senhadji