Le MSP prend ses distances avec les députés du FLN

La paralysie de l’APN suite à la décision des groupes parlementaires de la majorité (FLN-RND) de geler les travaux de cette institution a fait réagir le dirigeant du MSP, Abderrazak Makri. Dans une déclaration rendue publique, ce dernier a tenu à prendre ses distances avec l’action des députés du FLN qui font pression sur le président de l’APN, Saïd Bouhadja, afin qu’il présente sa démission.

Le président du MSP a demandé aux députés du FLN de rendre publiques les véritables raisons qui les poussent à agir ainsi et il a rappelé que son parti se tient en dehors de ces manooeuvres politiciennes qui n’ont rien à voir avec les raisons invoquées. La sortie médiatique du président du MSP constitue un  premier désaveu de l’action menée par les députés de la majorité. Ce désaveu est d’autant plus important qu’il émane d’un parti d’opposition sur lequel le pouvoir compte lors des prochaines échéances politiques pour redorer son blason.

La prise de position duMSP risque d’affaiblir politiquement l’action menée par les députés du FLN dont les véritables motivations continuent d’échapper aux observateurs et à l’opinion publique. Les raisons organiques invoquées par les députés du FLN apparaissent légères au regard de l’objectif poursuivi, à savoir la destitution du président de l’APN. Les observateurs sont de plus en plus convaincus que la campagne orchestrée par le groupe parlementaire du FLN contre le président de l’APN à l’instigation du secrétaire général du FLN, DJamel Ould Abbes, s’inscrit dans une lutte d’appareils dans la perspective des présidentielles de 2019.