Le président de l’APN pressé de démissionner par les députés du FLN

Contrairement à ce qui a été rapporté ces derniers jours, le président de l’APN, Said Bouhadja, n’a pas présenté sa démission malgré les pressions exercées sur lui par les députés de la majorité (FLN-RND). Mais la fin de carrière politique de l’actuel président de l’APN est toute proche. Après avoir gelé les activités politiques de cette institution, les membres du bureau de cette assemblée ont reçu des instructions de la part de la direction du FLN en vue de pousser Saïd Bouhadja vers la sortie.

Officiellement, les députés de la majorité se sont révoltés contre la révocation  par le président de l’APN du secrétaire général de cette institution, Mustapha Slimani et contre les nombreux écarts protocolaires commis par Said Bouhadja. Cependant pour les observateurs qui suivent de près la scène politique algérienne, la disgrâce du président de l’APN était attendue à partir du moment où le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, avait déclaré que « celui qui s’oppose aux décisions du président Bouteflika n’est pas des nôtres ». C’est la présidence qui a lâché Said Bouhadja, les députés à la solde du pouvoir n’ont fait que s’exécuter.

Pour rappel, Said Bouhadja est un ancien proche de l’ex-chef du DRS, le général Toufik et à ce titre , il n’a jamais vraiment été accepté par la garde rapprochée du président Bouteflika même si la présidence a été obligée de l’adouber à la tête de l’APN dans un souci d’équilibre politique et régional avant de décider de s’en débarrasser dès que l’occasion s’est présentée.