Les syndicats satisfaits de la réorganisation partielle du bac

Les partenaires sociaux du secteur de l’éducation (associations de parents d’élèves et syndicats) ont estimé lundi à Alger que la réorganisation partielle du baccalauréat était un « compromis » qui permettait de préserver les chances de réussite de tous les candidats. « L’Association nationale des parents d’élèves (ANPE) a accepté la réorganisation partielle du baccalauréat en juin car il s’agit d’un compromis qui préserve les chances de réussite de tous les candidats », a déclaré à l’APS son président, Khaled Ahmed, en marge de la conférence de presse organisée par le ministère de l’Education nationale.

Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a, pour sa part, estimé que la réorganisation d’une partie des épreuves du baccalauréat était à même de « préserver les chances de réussite des élèves qui ont fourni un effort. Pour le responsable syndical, cette mesure permet de « préserver le principe d’égalité des chances ». Le président de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE), affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Ferhat Chabekh, s’est félicité de la réorganisation partielle de l’examen, appelant à sévir contre les auteurs du scandale des fuites afin de dissuader tous ceux qui veulent déstabiliser l’Algérie.

Le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), Sadek Dziri, a, de son côté, affirmé que la réorganisation partielle des épreuves du baccalauréat était une revendication des syndicats du secteur, précisant que son organisation syndicale avaient d’abord appelé à la réorganisation de l’examen dans son intégralité, mais, a-t-il dit, les rapports de la Gendarmerie nationale ont démontré que certaines filières avaient été épargnées par les fuites. Le coordonnateur national du Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest), Meziane Meriane, a, quant à lui, estimé que la réorganisation partielle du baccalauréat était « la seule solution envisageable dans l’intérêt de l’élève ». Dans la mesure où le Ministère de l’éducation nationale ne voulait pas auparavant entendre parler d’une réorganisation des épreuves du bac, les syndicats estiment qu’ils ont eu finalement gain de cause. Reste à savoir si la réorganisation, même partielle, des épreuves en plein ramadan ne va pas irriter les candidats concernés.