Neuf personnes tuées lors d’une fusillade à Munich

La capitale de la Bavière a connu hier une soirée de panique et de peur suite à une fusillade ayant fait neuf tués et seize blessés dans un centre commercial de Munich. « L’auteur est un Germano-Iranien de 18 ans de Munich » qui n’était pas connu des services de police, a déclaré le chef de la police e locale, Hubertus Andrä, lors d’une conférence de presse, dans la nuit de vendredi à samedi. Au début de l’enquête, les motivations du tireur  étaient « totalement non élucidées ». Selon M. Andrä, l’auteur a crié quelque chose au moment de passer à l’acte mais l’enquête n’avait pas permis de déterminer le contenu de ces cris. Une perquisition a eu lieu, samedi matin, au domicile de ses parents, celle-ci n’a permis d’établir « aucun lien avec l’Etat islamique« . Le jeune homme était suivi pour des problèmes psychiatriques. La police évoque un « forcené » et précise qu’il s’est suicidé, selon l’autopsie.

La fusillade a éclaté à 17 h 52, devant un restaurant McDonald’s. Une vidéo amateur, postée sur les réseaux sociaux montre homme vêtu de noir faire un geste en direction des passants comme s’il leur ordonnait de s’éloigner avant de commencer à tirer sur eux avec un pistolet. Les tirs se sont poursuivis dans le centre commercial voisin. Il a ensuite pris la fuite. Un agent de police lui a alors tiré dessus : l’autopsie devra révéler s’il l’a touché ou non. Le tueur a ensuite été retrouvé mort vers 20 h 30, à environ un kilomètre du centre commercial. La police a constaté qu’il s’était donné la mort. En début de soirée, la police allemande parlait de « situation terroriste », mais affirmait qu’il n’y avait « pas de preuve d’un attentat islamiste ». Aucune hypothèse n’est exclue quant au mobile de l’attaque, a aussi déclaré Peter Altmaier, directeur de la chancellerie fédérale, après une réunion de crise. Un responsable allemand a rappelé que le 22 juillet était la date anniversaire de la tuerie du terroriste d’extrême droite Anders Breivik en Norvège, qui avait fait 77 morts.

La chancelière allemande Angela Merkel a convoqué pour samedi matin à Berlin une réunion de son conseil fédéral de sécurité. Malgré les déclarations des officiels allemands, les médias n’ont pas hésité pas à faire le rapprochement avec l’attaque perpétrée à la hache dans un train à Würzburg, également en Bavière, par un demandeur d’asile afghan de 17 ans, attaque qui a été revendiquée par la suite par l’organisation Etat islamique (EI) même si les autorités allemandes ne pensent pas qu’il s’agit d’un attentat planifié. Les organisations de défense des droits de l’Homme redoutent que de pareils actes n’aggravent le climat de rejet des demandeurs d’asile et d’islamophobie dont sont victimes les ressortissants musulmans en Allemagne, et en Europe plus généralement, comme cela a été remarqué récemment en France à la suite des attentats de Paris et de Nice.

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