Opération réussie du DRS à Tripoli

Ce qui n’était qu’une rumeur il y a 24 heures vient de se confirmer. L’évacuation du personnel diplomatique algérien de Tripoli dans un avion spécial affrété pour la cause par l’armée de l’air algérienne n’aurait pas été possible sans le travail du DRS et plus spécialement de sa branche chargée de la sécurité extérieure et de sa section spécialisée dans la protection des sites diplomatiques à l’étranger.

La DDSE (direction de la documentation et de la sécurité extérieure) a réussi tout d’abord à avoir des informations en temps réel sur un projet visant à prendre d’assaut l’ambassade d’Algérie à Tripoli en vue de prendre en otages l’ambassadeur algérien et les autres diplomates présents. Si elle avait pu être mise à exécution, cette opération, assimilée à une véritable déclaration de guerre contre l’Algérie, aurait nécessité de la part de l’Algérie une intervention armée en Libye en vue de libérer ses diplomates enlevés.

Une telle opération aurait été risquée en plus du fait qu’elle aurait entraîné l’Algérie dans une guerre en dehors de ses frontières, ce que la diplomatie algérienne se refuse jusqu’à maintenant. C’est peut-être le but recherché par la partie qui se cache derrière cette tentative de s’attaquer à l’ambassade d’Algérie à Tripoli. En dévoilant le complot avant son exécution, la DDSE a épargné au pays les risques inhérents à une intervention armée en Libye.

Mais l’opération d’évacuation de l’ambassadeur, des diplomates et de leurs familles (une cinquantaine de personnes au total) n’aurait pas été possible dans le plus grand secret sans le professionnalisme du service action chargé de protéger les sites diplomatiques à l’étranger et d’évacuer en cas d’urgence le personnel diplomatique. On ne sait pas s’il s’agit du GIS (Groupement d’intervention spécial du DRS) ou s’il s’agit d’un autre service d’intervention  activant sous le commandement de la  DDSE. Ce service a reçu mission de se préparer à toute éventualité après l’enlèvement des diplomates algériens à Gao au Mali. C’est un des enseignements tirés à la suite de ce dernier évènement dramatique.