Ouverture d’une enquête judiciaire à propos des fuites au bac

L’affaire de la fuite des sujets du bac semble dépasser la ministre de l’éducation nationale. Aux dernières nouvelles, l’affaire est en train d’être prise en mains par la Justice. Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Louh, a indiqué jeudi que les procureurs de la République dans certaines wilayas du pays avaient ordonné à la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête sur les faits liés à la fuite des sujets du baccalauréat (session 2016).

« Lorsqu’il s’agit de faits à caractère pénal, la justice n’attend pas », a déclaré M. Louh en marge d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, précisant que « les procureurs de la République dans certaines wilayas, dont la capitale, ont ordonné à la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête sur ces fuites de sujets ».

« Les résultats des investigations menées sous le contrôle du ministère public seront présentés à la justice conformément à la loi », a souligné le ministre, rappelant que la législation nationale est « claire » s’agissant des sanctions prévues contre les auteurs de crimes électroniques. Auparavant, le chef de cabinet du ministère de l’Education nationale Abdelwahab Guellil a indiqué, jeudi à Alger, que 31 personnes impliquées dans la fuite des sujets du baccalauréat ont été identifiées, affirmant que « l’examen ne sera pas refait » (APS)