Plus de départ à la retraite avant l’âge de 60 ans

La tripartie qui vient de s’achever à Alger a permis aux participants de s’accorder sur la révision de la loi relative au système de retraites. Les conditions actuelles « ne permettent plus » le maintien du dispositif de départ à la retraite sans condition d’âge, ont souligné dimanche les participants aux travaux de la 19e tripartite (gouvernement-syndicat-patronat). « Les participants à la tripartite, et afin de préserver et consolider le dispositif national de retraite, considèrent que les conditions actuelles ne permettent plus le maintien de ce dispositif de départ à la retraite sans condition d’âge », a-t-on mentionné dans le communiqué final ayant sanctionné les travaux de cette rencontre.

Il est également précisé que « l’ordonnance 97-13 du 31 mai 1997 instituant le départ à la retraite sans condition d’âge s’était faite dans une conjoncture particulière de mise en œuvre du programme d’ajustement structurel, à titre transitoire, pour atténuer les effets induits par les fermetures d’entreprises et des compressions d’effectifs ». Le communiqué relève, en outre, que les participants à la 19ème tripartite « ont, à l’unanimité, admis que le maintien actuel de ce dispositif entraîne des conséquences dommageables aussi bien aux équilibres financiers de la Caisse nationale de retraite (CNR) qu’à l’outil de production qui enregistre, chaque année, d’importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées dans un dispositif qui s’est avéré souvent inégalitaire ».

Les participants ont exprimé, par la même occasion, leur « totale adhésion » à l’abrogation des textes relatifs au départ à la retraite sans condition d’âge, précise le communiqué, ajoutant qu’un groupe de travail, placé sous l’égide du gouvernement, « veillera à la mise en œuvre de cette recommandation, afin de sauvegarder les équilibres financiers de la CNR ». Cependant, en fixant l’âge du départ à la retraite à 60 ans, la tripartie n’a pas suivi la recommandation du président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, qui a proposé, à la veille de la réunion, de travailler jusqu’à 65 ans.