L’Algérie salue le nouveau cadre de coordination au Sahel

L’Algérie a noté avec « satisfaction » la création à Nouakchott du nouveau cadre de coordination et de suivi de la coopération sous-régionale sahélo-saharienne, a indiqué lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

« L’Algérie note avec satisfaction la création du nouveau cadre de coordination et de suivi de la coopération sous-régionale qui vient de voir le jour à Nouakchott et qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso », a affirmé le porte-parole du MAE dans une déclaration à l’APS.

Les présidents de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, réunis en mini-sommet dimanche à Nouakchott, ont créé le « G5 du Sahel », pour coordonner leurs politiques de développement et de sécurité, rappelle-t-on.

M. Belani a ajouté que l’Algérie félicite les chefs d’état des 5 pays pour « cette initiative qui vient donner corps à la nécessité d’une entraide soutenue entre des pays faisant face aux mêmes défis ».

« Nous saluons la décision de ces pays, qui constituent les principaux points d’appui de la stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel et qui partagent les mêmes spécificités de mutualiser leurs moyens compte-tenu de la similitude de leurs conditions socio-économiques, géographiques et climatiques en vue d’une meilleure mobilisation des financements extérieurs nécessaires au lancement de projets structurants pour éradiquer la pauvreté et promouvoir le développement ainsi que la sécurité humaine », a-t-il expliqué.

« Il convient de signaler que la création de ce nouveau sous-ensemble dans l’espace sahélien a fait l’objet de consultations entre le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue mauritanien, Ahmed Ould Teguedi », a-t-il souligné, rappelant que le processus de Nouakchott, qui est mené sous la conduite de l’Union africaine, inclut les 5 pays membres de ce nouveau regroupement ainsi que 6 autres Etats membres de l’Union africaine, et qu’il constitue le « vecteur principal » de l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne.