Un grand observatoire astronomique à Tamanrasset

Un grand observatoire astronomique dans la région du Hoggar (Tamanrasset) est en cours d’élaboration au niveau du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), a-t-on appris, mercredi à Oran, de son directeur.

Ce méga projet, initié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, fait partie d’un programme de mise en oeuvre de la stratégie nationale de recherche scientifique et de développement technologique, a indiqué à l’APS M. Abdelkrim Yelles-Chaouche, en marge du salon national de valorisation des programmes nationaux de recherche (PNR), clôturé mercredi à Oran.

Prévu à la réalisation courant 2014 pour un délai des travaux de quatre à cinq ans, ce méga projet sera le premier du genre dans la région du Maghreb et du Monde arabe. Il aura deux principales missions: étudier la physique solaire et découvrir d’autres planètes extrasolaire (exo planètes), a-t-on appris d’un spécialiste en astronomie du CRAAG, présent au salon.

Ce projet sera concrétisé en collaboration avec l’observatoire français de Côte d’Azur, spécialisé en la matière, car disposant d’un télescope installé au Pôle sud, a-t-on indiqué.

Un autre observatoire est prévu au niveau des Aurès, au Mont Chelia.Il aura pour mission de participer au renforcement de la connaissance scientifique spatiale, a-t-on ajouté.

Dans le même domaine, l’Algérie participe, à travers le CRAAG et le Centre de développement des technologies avancées (CDTA), au grand projet international « JEM-EUSO », qui consiste à mettre en place un télescope géant embraqué sur la station spatiale internationale.

« Notre pays participe pour la première fois à un projet similaire avec un consortium de 14 pays, à savoir les Etats unis d’Amérique, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, le Mexique, la République de Corée, la Russie, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, la Pologne et la Bulgarie, pilotés par le Japon », a-t-on souligné.

Outre l’astronomie, le CRAAG est partenaire actuellement à des projets d’envergure en sismologie dont plusieurs projets liés à la surveillance sismique du territoire. Des études liées aux risques sismiques, aussi bien en terre qu’en mer, sont entreprises.

« Tous ces grands projets permettront d’avoir une meilleure connaissance du risque sismique dans notre pays, du fait qu’il y a une activité quasi-quotidienne.

Cette connaissance nous permettra de mieux concevoir nos villes, d’aménager le territoire et de connaître les aspects liés aux ressources naturelles de notre pays », a relevé Yelles-Chaouche.

Mettant en exergue les efforts déployés en matière de formation, le même responsable a estimé qu’il faut penser à la relève dès maintenant. « Notre nombre de scientifiques va en augmentant chaque année et la place est accordée aux jeunes doctorants et jeunes chercheurs. Nous sommes 80 chercheurs actuellement et nous espérons atteindre 200 chercheurs dans les prochaines années », a-t-il déclaré.