Un sit-in à Béjaïa en solidarité avec les enseignants grévistes

Plusieurs centaines d’adhérents au Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE) ont pris part, lundi à Bejaia, à un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation en signe de solidarité avec les enseignants contractuels, à l’appel de l’organisation éponyme, relevant de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Massés sur l’avenue de la liberté, entre le siège de leur direction et celui de la wilaya mitoyen, les contestataires, dans une ambiance conviviale ont chanté et scandé des mots d’ordre pour soutenir de leurs camarades et appelé à leur intégration « pure et simple ».

A cette occasion, ils ont rappelé que « par le passé, des solutions ont été apportées à des revendications similaires à des franges professionnelles analogues sans que cela n’émeuve ou contrarie personne ». « L’intégration en 1992,1998, 2002 et enfin en mars 2011 d’enseignants contractuels qui se trouvaient dans la même situation que ceux de 2016 et personne n’a crié gare à l’époque pour une quelconque violation des textes réglementaires et des lois de la république », a martelé, le secrétaire général du SETE, A. Taazibt, soulignant que ces régularisations n’étaient que « justice rendue à ces travailleurs qui ont tout donné au secteur ».

De son côté, le secrétaire général de l’union de wilaya UGTA, M. Hamlaoui, a rappelé qu' »il y a 4.000 travailleurs, recrutés dans le cadre de l’ANEM, et qui attendent depuis des années leur régularisation », plaidant pour assainissement de toutes les situations ambivalentes qui caractérisent certains secteurs, notamment celui de l’éducation où il existe « beaucoup d’enseignants qui ne travaillent pas mais qui touchent des salaires ». Cette journée de solidarité a été marquée par ailleurs par une grève générale des adhérents du syndicat, dont l’effet a impacté particulièrement les cycles du primaire et moyen, selon le SETE, qui compte 6.000 travailleurs dans la wilaya (APS)