Une campagne de désinformation contre l’Algérie

Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a nié le placement sous contrôle judiciaire par le tribunal de Tizi Ouzou de l’auteur de la vidéo sur les violences policières à Tizi Ouzou.

 S’exprimant ce matin à l’issue d’une visite de travail et d’inspection au siège de la direction des Unités républicaines d’El-Hamiz, accompagné du Directeur général de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, Tayeb Belaïz a affirmé qu’aucune directive n’a été donnée pour mettre sous contrôle judiciaire l’auteur de la vidéo qui a suscité le buzz sur les réseaux sociaux et soulevé une vague d’indignation nationale.

Le 20 avril dernier, des affrontements violents ont éclaté entre des geoupes de manifestants et les forces de l’ordre quand ces dernières ont cherché à imposer aux organisateurs de la manifestation un itinéraire sécurisé. Pour rappel, la marche a été organisée dans le cadre de la célébration du 34e anniversaire du Printemps berbère à l’appel du MCB et du MAK (ce dernier mouvement non agréé est connu pour ses postions séparatistes et racistes outre le fait que ses dirigeants ne cachent pas leurs liens avec le Maroc et Israël)

Malheureusement, la marche a dégénéré en affrontements au cours desquels des policiers se sont rendus coupables de violences gratuites sur des manifestants arrêtés comme l’a montré une vidéo filmée par un témoin et postée sur le net.  Cette vidéo a suscité l’indignation de l’opinion publique nationale. Mais comme c’était prévisible, des groupes connus pour leur hostilité à l’égard de l’Etat algérien et travaillant ouvertement dans le but de diviser l’Algérie et les Algériens ont profité de cet incident condamnable pour essayer de discréditer l’Etat  et la police nationale. 

En réaction à ces dépassements, le directeur général de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel avait ordonné « l’ouverture d’une enquête urgente », et de « prendre toutes les mesures disciplinaires et légales qui s’imposent contre toute personne qui porte atteinte à la dignité du citoyen et à l’éthique professionnelle ».

Au lendemain de cette annonce, certains médias et sites web d’information ont rapporté que l’auteur de  la vidéo a été arrêté et placé sous contrôle judiciaire par le tribunal de Tizi Ouzou. Le but d’une telle désinformation étant d’ajouter de l’huile sur le feu en vue de pousser la population à la rébellion contre l’Etat.

Tayeb Belaïz a démenti l’information et affirme que l’enquête est toujours en cours avant d’affirmer que toute personne ayant commis des dépassements dans l’exercice de ses fonctions lors des échauffourées ayant opposé dimanche à Tizi-Ouzou entre les forces de l’ordre et des manifestants sera sanctionnée.