Vers l’organisation d’une nouvelle session de l’examen du Baccalauréat

L’affaire des fuites des sujets d’examen du baccalauréat est en train de prendre des proportions d’une crise nationale. La réunion de vendredi entre la ministre de l’éducation et les syndicats n’a pas abouti à des décisions fermes.. Si les syndicats et associations des parents d’élèves semblent d’accord sur la dénonciation de la fraude qui a discrédité cet examen, ils restent néanmoins divisés quant aux mesures à prendre. Pour preuve, des syndicats et des associations ont signé le communiqué commun final qui a couronné la réunion qui dénonce la fraude et souhaite une solution juste à ce problème alors que d’autres se sont abstenus ou ont refusé de le signer.

Parmi les signataires du communiqué, citons le coordinateur national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique Meziane Meriane, le secrétaire général du syndicat autonome de l’éducation et de la formation Boualem Amoura, le secrétaire général du syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire Mohamed Hamidat, le secrétaire général du syndicat des corps communs Sid Ahmed Behari, le président de l’association nationale des parents d’élèves, Khaled Ahmed et la présidente de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves Dalila Khiar. Les représentants de l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF) et du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) ont refusé de signer le communiqué et se sont retirés de la réunion.

Le Ministère de l’éducation nationale a finalisé son rapport sur cette affaire qu’il a transmis au premier ministre. Le rapport en question fait le point sur les fraudes qui ont entaché l’examen et qui auraient touché au total sept (7) matières. Le rapport propose l’organisation d’une nouvelle session du baccalauréat en juillet soit sur l’ensemble des matières soit uniquement sur les matières où il y a eu des fuites. Le premier ministre a décidé de réunir un conseil restreint regroupant la ministre de l’éducation nationale, la ministre des Postes et des technologies de l’information et le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales pour fixer les conditions d’organisation d’une nouvelle session après la fête de l’Aïd. Finalement, on apprend que le Conseil interministériel restreint, sous la présidence du premier ministre, a décidé une réorganisation partielle du baccalauréat qui concernerait uniquement les matières qui ont fait l’objet de fuites. Les observateurs estiment que l’organisation d’une nouvelle session du baccalauréat constitue un camouflet pour la ministre de l’éducation nationale dont le chef de cabinet assurait, il y a encore quelques jours, qu’il n’était pas question de refaire l’examen