Vidéo : Naïma Salhi a-t-elle réussi à briser un tabou politique ?

Les réactions violentes contre la déclaration de la députée Naïma Salhi à propos de l’enseignement de la langue amazighe continuent de pleuvoir et de polluer la scène médiatique algérienne. La levée de bouclier orchestrée par des médias à la solde du pouvoir et des nouveaux oligarques ne doit pas occulter les autres voix qui ont tenu à exprimer sur les réseaux sociaux et dans les rares médias libres leur étonnement quant à cette mobilisation générale contre la représentante d’un petit parti islamiste. Pour de nombreux observateurs et blogueurs, même si les déclarations de la députée Naïma Salhi étaient excessives, il n’en reste pas moins qu’elle a eu le mérite de briser un tabou politique.

Dans une émission de la chaîne Beur TV, le chroniqueur Wahid Oussama a choisi d’aborder la polémique sous cet angle. Il a notamment relevé le paradoxe suivant lequel on peut s’attaquer aux constantes de la nation et aux valeurs sacrées du peuple algérien sans risquer de faire l’objet d’un procès aux sorcières alors que le simple fait de s’attaquer à l’enseignement obligatoire d’une langue qui n’existe pas encore selon les aveux de ses propres promoteurs (le tamazight) ou d’une langue parlée seulement par une minorité ethnique (le kabyle) est assimilé aujourd’hui à un crime politique par les nouveaux gardiens de la doxa franco-berbériste.

En s’entêtant à refuser l’enseignement obligatoire du tamazight, la députée Naïma Salhi a peut-être involontairement brisé un tabou politique puisqu’elle a contribué à libérer la voix de milliers d’internautes algériens qui ont laissé exploser leur colère contre l’arrogance des berbéristes qui ne cachent plus leur volonté d’imposer par la contrainte étatique leur projet pseudo-identitaire. Un projet qui cache en fait un vieux dessein politique datant de la période coloniale et qui est ressorti aujourd’hui pour porter atteinte à l’intégrité de la nation dans le but de faciliter la prise de contrôle du pays par une minorité culturelle et idéologique soutenue ouvertement par les cercles néocolonialistes et sionistes qui rêvent de faire de l’Algérie un Etat satellite en Méditerranée. Le pouvoir algérien est mis devant ses responsabilités. Il ne peut plus ignorer la volonté de la majorité des Algériens sans compromettre à terme l’unité nationale et l’indépendance de l’Algérie.