L’AFEC souligne le rôle de l’Algérie en faveur de la sécurité énergétique de l’Afrique
12.03.2026. Le Directeur exécutif de la Commission africaine de l’énergie (AFREC), Rashid Ali Abdallah, a souligné le rôle que peut jouer l’Algérie en faveur de la sécurité énergétique du continent grâce à sa grande expertise dans le domaine des hydrocarbures, à ses ambitieux programmes en matière d’énergies renouvelables et à sa position géographique stratégique.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de la Division des systèmes d’information sur l’énergie et des statistiques de l’AFREC, Samson Nougbodohoue, à l’occasion d’un Iftar, organisé samedi à Alger par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), sous le slogan « L’énergie et l’eau au service du développement », M. Rashid Ali Abdallah a précisé que « l’Algérie occupe une position stratégique dans le paysage énergétique africain ». Il a ajouté que « grâce à son expertise dans le domaine des hydrocarbures, à ses ambitions croissantes en matière d’énergies renouvelables et à sa position géographique reliant l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, l’Algérie peut contribuer à la sécurité énergétique du continent et au renforcement de l’intégration ».
Après avoir évoqué l’expérience de l’Algérie dans le secteur de l’énergie, qui lui a permis d’atteindre des taux de couverture importants, notamment dans le domaine de l’électricité, le Directeur exécutif de l’AFREC a souligné l’importance de la décision de nationalisation des hydrocarbures (24 février 1971), qui, a-t-il dit, « au-delà du pétrole et du gaz, était une décision de souveraineté, d’appropriation de la décision nationale et de transformation des ressources naturelles en outils de développement national ». Par cette décision, « l’Algérie a prouvé que le courage politique et la vision stratégique sont deux éléments clés pour réaliser l’indépendance économique », a-t-il déclaré.
« Aujourd’hui, dans un contexte marqué par la transformation rapide du paysage énergétique mondial, les tensions géopolitiques, l’accélération de la transition énergétique, les impératifs climatiques et le développement technologique, la question de la souveraineté énergétique reste primordiale pour l’Afrique », a-t-il soutenu. Dans une déclaration à la presse, M. Nougbodohoue a expliqué que « l’Afrique a grandement besoin d’une exploitation optimale et rationnelle de ses ressources (pétrole, gaz et énergies renouvelables) afin de parvenir à des taux de couverture adaptés à ses peuples », soulignant « l’importance de coordonner les efforts et de tirer parti des expériences des pays africains ayant réussi à réaliser un progrès tangible dans ce domaine, comme l’Algérie » (APS)