L’Algérie négocie l’acquisition du système antiaérien Antey 2500

Le journal russe Komersant a révélé que l’Algérie est en train de négocier pour l’acquisition du système de défense aérienne S300 V Antey 2500. Le journal indique qu’après avoir signé en 2014 un contrat pour l’acquisition de deux sous-marins Kilo 636 et en 2015 un contrat pour l’achat de 16 chasseurs-bombardiers SU 30MKA supplémentaires, l’Algérie est en train de négocier pour l’acquisition de « plusieurs divisions » du système S300 V Antey 2500. Par ailleurs, une source russe a révélé que 300 ingénieurs et techniciens d’Algérie et du Venezuela sont en cours de formation en Russie pour la maîtrise de l’emploi et de l’entretien de plusieurs systèmes de défense aérienne citant notamment le BUK M2 qui aurait déjà été acquis par l’armée algérienne selon des sources russes.

Pour rappel, la DAT algérienne dispose déjà de plusieurs batteries du système de défense aérienne S300 PMU2 conçu pour intercepter des missiles et des avions à une distance de 150 à 200 kilomètres. Mais comme ce système n’est plus fabriqué par la Russie et que le système qui l’a remplacé, le fameux S400 n’est pas encore disponible pour l’exportation jusqu’à la satisfaction des besoins de l’armée russe, l’Algérie s’est tournée vers le système S300 V Antey 2500 pour compléter ainsi son dispositif de protection moyenne et longue distance. Ce système peut tirer le missile 9M82M d’une portée de 200 kilomètres.

Si une telle acquisition se confirme, l’Algérie aura la défense aérienne la plus imposante dans la région dans la mesure où elle peut compter sur un dispositif de protection multiniveaux, longue, moyenne et courte portée avec ses systèmes S300 PMU2, Antey 2500, Pantsyr S1, Buk M2 et Tor M. Sous le commandement du général-major Amar Amrani, la DAT est en train de s’imposer de manière remarquable par les progrès accomplis dans le processus d’acquisition et de maîtrise des nouveaux systèmes de combat modernes complètement numérisés.