L’armée algérienne va acquérir le bombardier russe Su 34

Parallèlement à la signature d’un contrat pour l’acquisition de 14 chasseurs-bombardiers furtifs Su 57 et de 14 chasseurs-bombardiers Su 35, l’armée algérienne aurait signé récemment un troisième contrat en vue d’acquérir un escadron de 14 bombardiers tactiques Su 34. Ce n’est pas la première fois qu’on parle du projet d’acquisition de ce bombardier. Les négociations en vue d’acquérir cet appareil sont passées par des hauts et des bas. La version d’export russe appelée Su 32, n’aurait pas satisfait le commandement de l’armée de l’air algérienne.

Il semblerait que les problèmes apparus lors des négociations entre les deux délégations russe et algérienne aient finalement trouvé une solution comme vient de le confirmer la signature du contrat. Les 14 Su 34 vont renforcer la vingtaine de Su 24 MK2 qui continuent d’être opérationnels au sein de la 4e escadre d’appui et de pénétration basée à Laghouat. La décision de l’armée algérienne de se doter de cet appareil est tout à fait logique quand on sait que ce dernier vient tout naturellement remplacer le Su 24 avec lequel opère l’aviation algérienne depuis 1997. Cette décision a été confortée par le retour d’expérience de ce bombardier sur le théâtre d’opérations syrien.

Avec l’arrivée dans sa flotte du Su 34, l’aviation algérienne voit son rayon d’action doubler puisque le Su 34 a un rayon d’action de 4000 km alors que le Su 24 ne pouvait guère dépasser les 2000 km. Mais la différence entre les deux appareils ne s’arrête pas là. Avec son électronique de bord et son nouveau système d’armements, le Su 34 est capable de se défendre lui-même contre des menaces aériennes sans être accompagné par un chasseur. A terme et dans la perspective du retrait progressif des Su 24 d’ici 2025, l’aviation algérienne devrait pouvoir compter sur une escadre d’une quarantaine de bombardiers Su 34.