L’Algérie appelle au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique

31.08.2026. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé, dimanche, une allocution à la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) sur le renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, qui se tient à Luanda (Angola), lue par le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri.

Dans son allocution, le président de la république a souligné que cette réunion de haut niveau « offre à notre Organisation une opportunité stratégique renouvelée pour opérer une transformation radicale dans la manière d’aborder les questions de paix et de sécurité sur notre continent et passer de manière effective des méthodes traditionnelles à un mode d’action plus efficace et plus résolu dans le traitement de ces questions, dans leurs deux volets interdépendants : la prévention et le règlement des conflits ».

A cet égard, le président de la république a tenu à rappeler le contexte régional et international particulier extrêmement préoccupant. « Notre continent connaît en effet une multiplication des foyers de tension, une aggravation des conflits prolongés et une intensification des guerres par procuration et des ingérences étrangères éhontées, sans compter la persistance du gel du processus de décolonisation, dont l’aboutissement demeure une question cruciale pour la stabilité du continent ». Les indicateurs sécuritaires rappelés par le président de la république sont alarmants : hausse vertigineuse de 400% des attaques terroristes et une augmentation de 237% du nombre de décès sur une décennie. Près de 63% de l’ensemble des victimes du terrorisme dans le monde sont en Afrique, la région sahélo-saharienne supportant à elle seule plus de 51% de ces pertes.

« Face à ces défis grandissants, et convaincus que la paix et la sécurité en Afrique forment un tout indivisible, nous constatons qu’en dépit des efforts déployés, l’UA demeure marginalisée et reléguée aux rôles secondaires dans les initiatives et processus de paix sur son propre territoire » a souligné le président de la république qui a précisé que « le problème fondamental ne tient pas à l’absence de textes ou de cadres institutionnels, mais aux défaillances dans leur mise en œuvre et au manque de volonté politique face aux engagements continentaux ». Et de conclure : « Que ce soit dans le domaine de la prévention ou du règlement des conflits, l’Union africaine doit imposer sa présence sur le terrain pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé, tout en  fournissant une aide humanitaire d’urgence » (APS)

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