L’Algérie plaide pour une réforme prpfonde du Conseil de sécurité des Nations Unies
12.10.2026. Le ministre d‘État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines,, M. Ahmed Attaf, a affirmé, hier à Tripoli, la capitale libyenne, que la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU «n’est plus une simple question de négociation ordinaire, mais est devenue une question de justice, de légitimité et de crédibilité pour l’ordre international».
Lors de la 14e réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre d’État algérien a expliqué que le système international multilatéral est mis à l’épreuve quant à sa capacité à faire face aux défis, à trouver des solutions aux crises et à restaurer la confiance dans l’aptitude des institutions à répondre aux enjeux actuels. Il a rappelé que la majeure partie des pays africains subissaient le joug colonial en 1945, privant le continent de faire entendre sa voix, lors de la création de l’ordre international.
Il a ajouté que le monde a connu des mutations majeures dans les rapports de force et la cartographie politique, marquées par l’émergence de nouveaux États et blocs régionaux, ainsi que par un élargissement substantiel du nombre de membres des Nations unies. Cependant, la structure du Conseil de sécurité n’a pas suivi de manière adéquate cette évolution. Il a ainsi jugé inacceptable que l’Afrique conserve une représentation limitée parmi les sièges non permanents et demeure totalement absente des sièges permanents du Conseil. Ahmed Attaf persiste et signe, en mettant l’accent sur la revendication de l’Afrique qui réclame, précise-t-il, «en toute justice et légitimité, la réparation de l’injustice historique qu’elle subit».
En ce sens, le ministre d’État a insisté sur le fait que «l’histoire ne peut être un argument pour geler le présent» et que le continent «exige d’être traité sur un pied d’égalité avec les autres blocs et continents». L’Algérie, et par la voix du ministre d’État Ahmed Attaf, qui a été chargé par le président de la République de prendre part à la 14e réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine, a réaffirmé avec force son attachement à la position africaine commune pour la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies (APS)