Le FFS dénonce : « La fraude éléctorale n’a pas disparu, elle a simplement changé de visage »

18.07.2026. Le Front des forces socialistes (FFS) ne semble pas avoir digéré son score aux dernières élections législatives. Selon les résultats provisoires confirmés par la suite par la Cour constitutionnelle, il n’a obtenu que 12 sièges. Le parti d’opposition qui a joué le jeu de la participation pour donner une crédibilité à ces élections n’a pas été récompensé comme attendu.

« La fraude électorale n’a pas disparu, elle a simplement changé de visage », a affirmé le premier secrétaire national du parti, Youcef Aouchiche. Selon lui, les manipulations observées relèvent désormais de réseaux locaux d’influence, de clientèles politiques et de groupes d’intérêts capables de peser directement sur le scrutin, rendant les irrégularités plus diffuses et plus difficiles à établir sur le plan juridique.

Le FFS affirme avoir constitué des dossiers documentés dans une dizaine de circonscriptions, notamment à Alger, Bouira, Sétif, Béjaïa, Chlef, Sidi Bel Abbès, Bordj Bou Arreridj ainsi que dans certaines circonscriptions de l’étranger. Ces éléments, composés de procès-verbaux, de témoignages et de pièces matérielles, ont donné lieu à des recours déposés devant la Cour constitutionnelle, indique le parti. Parmi les principales anomalies relevées figure l’interruption de la plateforme numérique interne de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) dans plusieurs wilayas au moment de la centralisation des procès-verbaux.

Le FFS s’interroge également sur des taux de participation exceptionnellement élevés enregistrés dans certains centres de vote, en décalage avec la faible mobilisation observée à l’échelle nationale. Le parti évoque aussi des dysfonctionnements du fichier électoral qui auraient privé de nombreux électeurs de leur droit de vote, ainsi que des cas présumés de votes multiples, de votes attribués à des personnes décédées ou encore de suffrages exprimés sans procuration valable. Si des irrégularités ont effectivement entaché cette élection comme l’a reconnu la Cour constitutionnelle, cela n’a eu aucun impact décisif sur les résultats selon les observateurs; Le FFS refuse tout simplement d’admettre qu’il n’a eu droit, cette fois-ci, à son quota habituel. C’est le cas aussi d’autres petits partis comme le RCD et le PT. (Algérie solidaire)

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