L’Etat met en garde contre les appels à la grève des commerçants émanant de l’étranger
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08.01.2026. L’Organe national de prévention et de lutte contre les Infractions liées aux technologies de l’information et de la communication a prévenu l’opinion publique nationale contre les appels à la grève sauvage lancés sur les réseaux sociaux à partir de comptes appartenant à des personnes résidant à l’étranger, notamment au Maroc, en France, en Grande-Bretagne et au Canada, connues par leur hostilité envers l’Algérie et ses institutions.
Dans le même contexte, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a indiqué, dans un communiqué diffusé hier en milieu de journée sur les réseaux sociaux, qu’elle suit de près les préoccupations exprimées par les commerçants dans les différentes wilayas du pays et qu’elle travaille en coordination avec le gouvernement, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché ainsi qu’avec les autorités locales afin d’ouvrir des canaux de dialogue et de trouver des solutions pratiques permettant d’assurer la continuité de l’activité commerciale et la protection des intérêts des professionnels et des consommateurs. L’UGCAA a également démenti toute existence d’un appel à la grève évoqué pour le jeudi 8 janvier et a qualifié les informations relayées à ce sujet de «données inexactes», dépourvues de source fiable et «ne reflétant pas sa position».
Le syndicat des commerçants et artisans algériens précise que la diffusion de ces rumeurs pourrait perturber le marché à l’approche du mois de Ramadhan, période qui nécessite une organisation renforcée pour garantir la disponibilité des produits de large consommation et la stabilité des prix et appelle à la poursuite normale de l’activité commerciale. Dans un autre communiqué distinct, l’Union a également appelé les transporteurs et les chauffeurs de taxi en grève à reprendre leur activité, en expliquant que la Fédération nationale des taxis qui lui est affiliée n’a émis aucun appel à la grève et que les informations diffusées dans ce contexte ne correspondent pas à sa position.
Si les appels à la grève émanant de parties « inconnues » le plus souvent basées à l’étranger s’inscrivent certainement dans le cadre de la guerre hybride menée par les cercles néocolonialistes et makhzéno-sionistes contre l’Algérie, les observateurs insistent cependant sur la nécessité pour les autorités algériennes d’écouter les partenaires sociaux afin de prendre en charge leurs préoccupations légitimes par le dialogue et la concertation sociale loin des pratiques bureaucratiques désuètes qui risquent d’aggraver la tension sociale et de porter atteinte à la paix civile. (Algérie solidaire)