L’Iran résiste admirablement à l’agression américano-israélienne
02.03.2026. De l’aveu de la plupart des observateurs et analystes militaires, l’Iran a surpris ses agresseurs américains et israéliens qui s’attendaient à un effondrement rapide du régime à la suite de l’assassinat du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et des principaux chefs des forces armées iraniennes. Non seulement, l’Iran tient bon mais il fait preuve d’une capacité de résilience et de riposte qui risque d’enliser les Américains dans une guerre d’usure à laquelle ils ne sont pas préparés.
L’Iran a semblé cette fois-ci mieux préparé à l’agression américano-israélienne que lors de la précédente guerre de 12 jours. La riposte iranienne à la plus grande opération aérienne de l’histoire d’Israël (qui a vu la participation de 200 avions de combat) ne s’est pas trop fait attendre et a suivi un rythme crescendo. D’abord, des salves de missiles d’ancienne conception dans le but de saturer les défenses israéliennes et américaines durant le premier jour. Mais dès le second jour et en réaction à l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, les forces iraniennes ont lancé une offensive contre des sites israéliens et américains à l’aide de missiles plus perfectionnés dont une partie ont réussi à déjouer les défenses aériennes ennemies.
Au troisième jour de la guerre, rien n’indique que l’Iran est près de capituler ni de s’effondrer comme l’espéraient ses agresseurs. Les bombardements israéliens n’ont pas cessé et même s’ils ont redoublé d’intensité, les raids ne peuvent pas compter sur le même nombre d’avions qui ont participé à l’opération du premier jour. Par contre, les attaques iraniennes ciblant aussi bien les sites stratégiques israéliens et les bases américaines situées dans les pays arabes voisins ont continué de manière plus qualitative. Moins de missiles par salve mais plus de missiles de troisième génération plus difficiles à intercepter par les défenses aériennes israéliennes et américaines.
L’Iran qui fait face à une agression militaire sait qu’il est engagé dans une guerre asymétrique où le rapport de forces est en faveur de l’adversaire. L’Iran sait qu’il ne peut pas vaincre militairement la puissance américaine mais il poursuit une stratégie intelligente qui consiste à faire durer le conflit en vue d’épuiser l’adversaire et de rendre exorbitant le coût de son aventure militaire. S’il tient ainsi une à deux semaines et s’il continue à infliger à ses agresseurs des pertes substantielles (trois F-15 abattus dans le ciel koweïtien, plusieurs systèmes d’alerte précoces endommagés) l’Iran obligera l’Administration américaine à réviser sa position et à envisager un cessez-le-feu et une reprise des négociations comme l’a laissé entendre dimanche le président Trump. (Algérie solidaire)