Démantèlement d’un réseau de narcotrafic opérant entre l’Equateur, l’Europe et Dubai
12.10.2026. Une vaste opération conjointe conduite par la police nationale équatorienne, les autorités espagnoles et l’agence européenne Europol a permis, en ce début de mois d’octobre 2026, le démantèlement d’un gigantesque réseau transnational de trafic de cocaïne qui faisait transiter la drogue vers l’Europe en utilisant les réseaux de trafic marocains installés aux Pays Bas et en Belgique pour la distribution de la drogue et Dubai comme plateforme financière pour le blanchiment d’argent.
L’élément déclencheur de cette investigation remonte à octobre 2024, lors de l’interception au port d’Algésiras, dans la province espagnole de Cadix, de 13 tonnes de cocaïne dissimulées au milieu d’un chargement de bananes en provenance d’Équateur ; constituant alors la plus grande saisie de l’histoire de la police espagnole. Les investigations ont ensuite permis de remonter le fil d’une organisation dont les activités criminelles remontaient au moins à 2019. Le mécanisme logistique reposait sur une ingénierie commerciale sophistiquée. Les cerveaux du réseau avaient constitué un groupe d’au moins 15 entreprises spécialisées dans l’exportation de bananes, de fruits de mer, de cacao et de bois depuis l’Équateur. Ces structures légales servaient de paravent pour introduire la drogue, achetée auprès de laboratoires en Colombie, dans des conteneurs maritimes à destination de divers ports européens.
Au total, la police a rattaché au réseau 14 saisies distinctes effectuées en Équateur, en Espagne, en Belgique, au Portugal et aux Pays-Bas, pour un volume global de 42,5 tonnes de cocaïne, dont 18 tonnes étaient destinées au seul marché espagnol. L’organisation s’appuyait également sur des alliances stratégiques avec la mafia des Balkans et la « Mocro Maffia » – un puissant collectif criminel basé aux Pays-Bas et en Belgique, constitué principalement d’individus d’origine marocaine et spécialisés dans le contrôle des ports d’Anvers et de Rotterdam,- pour assurer la réception et la redistribution des cargaisons en Europe, tout en communiquant via des applications cryptées.
Les enquêteurs ont en effet identifié l’un des principaux chefs de cette organisation, installé aux Émirats arabes unis depuis 2023. C’est depuis Dubaï que ce dirigeant coordonnait les opérations, orchestrant les contacts entre les cartels latino-américains, les intermédiaires européens et les structures de blanchiment d’argent. De l’acheminement clandestin d’armements dans des zones de conflit jusqu’au blanchiment massif des capitaux issus du crime organisé, les Émirats arabes unis s’imposent de plus en plus au centre des réseaux illicites mondiaux. L’émirat de Dubaï, en particulier, s’est affirmé comme un havre de sécurité opérationnel et un centre névralgique pour les barons du grand banditisme international (APS)
Derrière une façade de modernité et de flux financiers fluides, le territoire émirati offre un abri stratégique d’où sont téléguidées des opérations criminelles transcontinentales. Cette interconnexion entre les réseaux d’Amérique du Sud, les marchés de consommation européens et la base arrière émiratie, vient d’être mise au jour par une vaste enquête policière internationale menée sous l’égide d’Europol, a rapporté, avant-hier, l’APS.
Le mécanisme logistique reposait sur une ingénierie commerciale sophistiquée. Les cerveaux du réseau avaient constitué un groupe d’au moins 15 entreprises spécialisées dans l’exportation de bananes, de fruits de mer, de cacao et de bois depuis l’Équateur. Ces structures légales servaient de paravent pour introduire la drogue, achetée auprès de laboratoires en Colombie, dans des conteneurs maritimes à destination de divers ports européens.
Au total, la police a rattaché au réseau 14 saisies distinctes effectuées en Équateur, en Espagne, en Belgique, au Portugal et aux Pays-Bas, pour un volume global de 42,5 tonnes de cocaïne, dont 18 tonnes étaient destinées au seul marché espagnol. L’organisation s’appuyait également sur des alliances stratégiques avec la mafia des Balkans et la « Mocro Maffia » – un puissant collectif criminel basé aux Pays-Bas et en Belgique, constitué principalement d’individus d’origine marocaine et spécialisés dans le contrôle des ports d’Anvers et de Rotterdam,- pour assurer la réception et la redistribution des cargaisons en Europe, tout en communiquant via des applications cryptées.
L’aspect le plus révélateur de cette enquête réside dans la localisation de la direction stratégique de ce cartel. Les enquêteurs ont, en effet, identifié l’un des principaux chefs de cette organisation, installé aux Émirats arabes unis depuis 2023.
C’est depuis Dubaï que ce dirigeant coordonnait les opérations, orchestrant les contacts entre les cartels latino-américains, les intermédiaires européens et les structures de blanchiment d’argent. L’aboutissement de cette enquête apporte une preuve supplémentaire du rôle néfaste joué par les Émirats arabes unis dans la facilitation des entreprises criminelles transnationales.