Le Maroc en passe de devenir un refuge commode pour les barons de la drogue belgo-marocains
12.10.2026. La récente arrestation au Maroc du trafiquant de drogue belgo-marocain Mounir « Gino » El Bartali, recherché par la justice belge dans de grandes affaires liées aux stupéfiants à Anvers, a permis de mettre en lumière le fait que le royaume de Mohammed VI est devenu depuis quelques années le refuge des barons de la drogue recherchés en Europe.
Le quotidien belge Het Nieuwsblad a indiqué qu Mounir El Bartali, âgé de 31 ans, était recherché depuis longtemps par la justice anversoise et qu’il faisait l’objet de condamnations à plusieurs dizaines d’années de prison, tout en ayant été la cible d’une série d’attaques liées au milieu de la criminalité organisée dans la ville. Il avait vécu plusieurs années à Dubaï avant de s’installer au Maroc en 2024, où il résidait depuis lors dans différentes villes marocaines. Le quotidien belge a rapporté qu’El Bartali a été arrêté au Maroc, vendredi dernier, sur la base d’une notice internationale dans le cadre d’un dossier judiciaire à Anvers, après avoir été condamné dans au moins six affaires de stupéfiants et dans une affaire de corruption, pour un total de 52,5 années de prison.
Le journal belge a ajouté que son nom était également associé à une affaire portant sur le vol d’environ 800 kilogrammes de cocaïne, tandis qu’une récompense de 100.000 euros avait été proposée auparavant pour toute information permettant de le retrouver. Selon le quotidien Het Laatste Nieuws, El Bartali n’est pas un nom anodin dans le milieu de la drogue à Anvers, son nom étant associé à plusieurs dossiers judiciaires majeurs liés aux stupéfiants et aux violences qui y sont liées, tandis que plus de 15 millions d’euros lui ont été confisqués par la justice.
L’arrestation de ce criminel recherché au Maroc ne signifie pas nécessairement son transfert vers la Belgique. En août dernier, un autre trafiquant belgo-marocain, Younes El Ballouti, dit « El Magico », l’un des noms importants des réseaux de drogue liés à Anvers, a ainsi été libéré après avoir passé un an dans une prison marocaine dans le cadre d’une affaire portant sur un faux passeport. Le quotidien Het Laatste Nieuws a indiqué qu’El Ballouti avait été condamné en Belgique à plus de 20 ans de prison dans différentes affaires de stupéfiants, mais qu’il avait été libéré de la prison marocaine après avoir purgé la peine prononcée à son encontre au Maroc. Le journal a précisé que le Maroc n’extrade pas ses ressortissants et que les autorités belges n’étaient pas, jusqu’à la publication du rapport, officiellement informées de sa libération. Malgré ces faits inquiétants, les autorités belges ne montrent aucune volonté de faire pression sur le Maroc pour qu’il cesse sa complaisance à l’égard des barons de la drogue belgo-marocains qui bénéficient de complicités au sein des services de sécurité marocains (Algérie solidaire)
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