Nouveau rebondissement dans l’affaire Pegasus impliquant les services marocains

15.11.2022. Une Marocaine, répondant au nom de Wafa Beraichi, cheffe d’unité administrative à l’Unesco, vient d’être renvoyée en raison de ses connivences avec les services de renseignements marocains qui ont tenté d’étouffer l’affaire d’espionnage Pegasus.

Cette fonctionnaire marocaine a fait l’objet d’une procédure disciplinaire interne qui a conduit à son licenciement, suite à la révélation du contrat entre l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et le collectif de journalistes Freedom Voices Network, ayant soutenu Forbidden Stories dans ses révélations au sujet de l’affaire Pegasus il y a plus d’un an.

Cette affaire intervient au moment où un rapport intérimaire du Parlement européen a fait de nouvelles révélations sur des noms de personnes qui ont été victimes de ces opérations d’espionnage, parmi lesquels Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol, mais aussi ses ministres de la Défense et de l’Intérieur. En juillet 2021, une enquête mondiale menée par des médias internationaux a révélé l’utilisation, entre autres, par le Maroc du logiciel d’espionnage Pegasus mis au point par l’entreprise sioniste NSO Group. Des journalistes marocains et internationaux ainsi que des hommes politiques étrangers figurent parmi les victimes de ce logiciel.

Ce scandale international a été révélé par 16 rédactions coordonnées par l’organisation Forbidden Stories, avec l’appui technique d’Amnesty International, qui se basent sur une liste de plus de 50.000 numéros de téléphone, présélectionnés par certains clients de NSO Group pour une éventuelle mise sous surveillance. Pegasus, qui permet de prendre le contrôle d’un téléphone, donne accès à l’intégralité du contenu de l’appareil ainsi qu’à son microphone et à sa caméra (APS)

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